Placer son argent en Assurance Vie

Pourquoi placer son argent sur une assurance vie ?

 

Les contrats d’assurance-vie sont le plus souvent considérés comme des placements financiers de capitalisation à fiscalité avantageuse. Ils permettent alors de constituer une épargne, valoriser une épargne, mettre en place une prévoyance ou développer un capital.

Les contrats d’assurance-vie sont également un très bon outil de transmission de patrimoine notamment afin d’avantager une personne de son choix ou transmettre un capital à une personne qui serait, par le biais de donations ou legs, plus fortement taxée.

 

L’assurance-vie est composée :

 

–          D’un fonds euros : dont le capital est garanti à tout moment et dont les intérêts perçus chaque année sont définitivement acquis.

–          D’unités de compte : comprenant tout type de fonds tels que des actions, obligations, fonds patrimoniaux, etc, qui dépendra de l’évolution des marchés. Cette poche est donc plus risquée puisque le capital n’est pas garanti.

 

 

POURQUOI SOUSCRIRE A UN CONTRAT D’ASSURANCE-VIE ?

 

La souscription d’un contrat d’assurance-vie est un moyen pour le contribuable :

–          De placer intelligemment sont argent : l’assurance-vie permet de se constituer progressivement un capital et le faire fructifier.

–          De préparer sa retraite : il est possible au moment de la retraite, d’opter pour des rachats programmés afin de garantir au contribuable des revenus réguliers.

–          D’optimiser une transmission successorale : le capital versé au bénéficiaire n’intègre pas la succession lors du décès de l’assuré et bénéficie d’abattement avantageux.

–          De bénéficier d’un placement liquide : votre assurance-vie n’est pas bloquée. Vous pouvez en effet effectuer des rachats partiels de votre capital suivant vos besoins (les rachats sont soumis à prélèvement social et imposition).

–          D’optimiser la fiscalité : prélèvement forfaitaire ou imposition au barème, rédaction de la clause bénéficiaire, arbitrage avant et après 70 ans, …

 

LA FISCALITE DE L’ASSURANCE-VIE

 

L’assurance-vie bénéficie d’une fiscalité privilégiée que ce soit en matière de plus-values, de rachats ou de succession. Plusieurs facteurs influencent la fiscalité d’un contrat d’assurance-vie : durée du contrat, option au prélèvement libératoire ou à l’impôt sur le revenu.

 

 

Fiscalité en cas de rachat

Les plus-values générées par un contrat d’assurance-vie ne sont pas fiscalisées tant que le souscripteur n’effectue pas de retraits. En revanche, à l’occasion d’un retrait partiel ou total, les gains inclus dans le retrait sont au choix : soumis à l’impôt sur le revenu ou soumis à un prélèvement libératoire, ajoutés des prélèvements sociaux. En effet, votre rachat se compose d’une partie de capital et d’une partie d’intérêts. Seule la part des intérêts peut être soumise à l’impôt.

 

 

 
Contrat en euros

(+ PS* sur produits de l’année en cours)
Contrat en unités de compte
 
Primes versées avant le 25/09/1997
Primes versées après le 25/09/1997
Primes versées avant le 25/01/1997
Primes versées après le 25/09/1997
Durée inférieure à

4 ans
Barème progressif ou 35%
Barème progressif ou 35%
Barème progressif ou 35%
Barème progressif ou 35% + PS
Durée comprise entre

4 et 8 ans
Barème progressif ou 15%
Barème progressif ou 15%
Barème progressif ou 15%
Barème progressif ou 15% + PS
Durée supérieur ou égale à 8 ans
Exonération
Barème progressif ou 7,5%
Exonération + PS
Barème progressif ou 7,5% + PS
   * Prélèvements sociaux

 

Le rachat est exonéré d’impôt en cas de licenciement, liquidation judiciaire ou de la mise en retraite anticipée du souscripteur ou de son conjoint.

 

 

Fiscalité au décès de l’assuré

 

Dans le domaine des successions, l’assurance vie est une solution idéale malgré les différentes réformes qui sont venues légèrement réduire ses avantages. Lors de la succession, les fonds transmis aux bénéficiaires sont en effet soumis à une fiscalité spécifique et dérogatoire par rapport au régime de droit commun.

 

3 variables viennent modifier les règles fiscales lors de la succession :

·         La date de souscription du contrat d’assurance-vie,

·         La date de versement des primes sur le contrat,

·         L’âge de l’assuré au moment du versement des primes sur le contrat d’assurance vie.

 

 

Ainsi lors d’une succession :

·         Les primes déposées sur un contrat d’assurance-vie après le 14 octobre 1998 (et les intérêts associés) sont soumises à une imposition fixe, après un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire du contrat d’assurance-vie. Cette imposition fixe est de 20% jusqu’à 902 828 € et de 31.25% après.

 

·         Les sommes déposées après 70 ans sont également affranchies de fiscalité mais seulement jusqu’à 30 500 euros. Les intérêts générés par cette épargne sont exonérés.

 

Attention, à la différence de l’abattement de 152 500 euros par bénéficiaire, l’abattement de 30 500 euros s’applique par assuré tous contrats d’assurance vie confondus, c’est à dire une seule fois quel que soit le nombre d’assurances-vie et de bénéficiaires. Si plusieurs bénéficiaires ont été désignés pour une même assurance-vie, l’abattement sera réparti entre les différents bénéficiaires à la succession.

 

 

Les avantages d’un placement en Assurance Vie

 

Si le contrat d’assurance-vie est le placement privilégié des contribuables, c’est parce qu’il présente de nombreux avantages :

 

–          Son cadre fiscal : en cas de vie ou décès est très avantageux car on constate une fiscalité dégressive dans le temps. Le bénéficiaire du contrat bénéficie également d’abattement très intéressant et la fiscalité applicable seront donc faible voire nulle.

 

–           Sa rentabilité : avec la possibilité de répartir son contrat entre un fond euros et des unités de compte, le contribuable peut garantir une partie de son capital mais également aller chercher de la performance sur des fonds plus risqués.

 

–          Son optimisation successorale : le bénéficiaire du contrat profitera d’une fiscalité successorale avantageuse. D’autre part, même si la plupart du temps le conjoint survivant ou les enfants sont désignés, il est possible de choisir n’importe quel tiers bénéficiaire des mêmes avantages successoraux

 

–          Sa possibilité de loger des SCPI : les SCPI (Sociétés Civiles en Placement Immobilier) bénéficient de performances remarquables et stables. Le contribuable profite de la fiscalité très favorable de l’assurance vie, bien plus avantageuse que la fiscalité immobilière.