Comment Placer sa Trésorerie d’Entreprise ?

Placer sa Trésorerie dans l’environnement actuel

La question de la trésorerie d’entreprise est une question de plus en plus fréquente de la part des Dirigeants d’entreprise qui nous sollicitent régulièrement.

En effet, dans le contexte de taux actuel rémunérer une trésorerie d’entreprise n’est pas forcément évident pour des non spécialistes. Sauf à accepter une rémunération de 0,50% / an proposée généreusement par sa banque dans le cadre d’un Dépôt à Terme.

D’autres solutions existent mais elles sont rarement proposées par les conseillers bancaires qui proposent des produits standard à leurs clients, faciles à vendre mais sans grande valeur ajoutée.

Le marché des taux a changé, les taux ont fortement baissé ces dernières années jusqu’à atteindre un OAT 10 ans à 0,10% en Juillet 2016. Dans ce contexte, les offres traditionnelles (DAT, …) se retrouvent inefficientes.

Les grands Groupes font quant à eux appel à des solutions différentes beaucoup plus pertinentes, basées sur des Obligations d’Entreprise. Ces investissements se font au travers de fonds spécialisés détenant des obligations d’entreprise comme le fonds Keren Corporate détenant par exemple les obligations  Labeyrie à 5,60%, Direct à Energie à 4,70% ou encore Orberthur à 7,00%.

 

Performances Passées sur 5 ans – Profil Prudent

Bien évidemment, les performances passées ne préjugent pas de performances futures.

Découvrez ici notre :   Allocation Financière.

 

Quelle enveloppe fiscale pour la trésorerie d’entreprise ?

Pour une entreprise, il existe essentiellement deux choix d’enveloppe permettant de gérer sa trésorerie : le compte titres ou le contrat de capitalisation.

D’un point de vue fiscal pour l’entreprise cela ne change rien, car elle sera de toute façon fiscalisée sur les plus-values latentes en fin d’année.

Au niveau des frais, cela sera sensiblement équivalent. Le compte titres aura des frais de garde et des frais de gestion. En revanche, le contrat de capitalisation n’aura pas de droits de garde mais des frais de gestion légèrement supérieurs.

Au global, nous utilisons plutôt le contrat de capitalisation qui offre plus de souplesse dans sa gestion financière.

 

Quels supports utiliser pour placer sa trésorerie ?

Le choix des fonds va dépendre de plusieurs paramètres :

 

 1. La durée de placement souhaitée

Si vous souhaitez rémunérer votre trésorerie sur quelques jours ou quelques mois vous n’aurez pas accès aux mêmes types de solutions.

Une règle est par contre commune : plus vous souhaiterez rémunérer votre trésorerie, plus il faudra un placement sur le long terme.

Nous préconisons donc une gestion de trésorerie par poche avec des lignes constituées par durée de placement. Ainsi, nous utiliserons 3 sous-enveloppes : la trésorerie immédiate, la trésorerie placée sur un horizon à 2 ou 3 ans et enfin une trésorerie à horion 5 ans et plus.

Pour la première poche, nous utiliserons des fonds de trésorerie court terme dont la volatilité est comprise entre 0 et 2. Ces fonds ne sont pas volatiles et assurent, à l’image de la quille d’un bateau, un rendement régulier et la stabilisation du portefeuille constitué.

Pour la second poche, nous utilisons des fonds à dominante obligataire avec un poids important d’obligations privées comme Groupama à 5%, etc. …

Pour la 3ème et dernière poche, nous utilisons deux types d’actifs : d’une part des CLN et d’autre part des fonds flexibles à faible volatilité (volatilité inférieure à 5 généralement).

 2. Le niveau de risque acceptable

Il faudra ici étudier quel niveau de fluctuation, le chef d’entreprise est prêt à accepter sur sa trésorerie.

Comme la grande majorité des placements, plus la trésorerie est dynamique et plus la rémunération sera importante.

 3. La Société de Gestion en elle-même

Avec le temps, nous connaissons les Sociétés de Gestion, leur capacité à délivrer régulièrement de la performance, l’ingéniosité de leurs équipes, leur structuration interne, leur style de gestion adapté ou non au contexte du moment … Cette connaissance n’a pas de prix et constitue un facteur important d’investissement.

 4. La duration du fonds

La duration est exprimée en années et correspond à la durée de vie moyenne pondérée d’une obligation ou d’un portefeuille d’obligations. Il s’agit d’un indicateur de la sensibilité aux taux d’une obligation. Lorsque les taux montent, les cours des obligations existantes et par conséquent la valeur d’inventaire d’un compartiment obligataire baissent. Plus la duration est longue, plus l’impact d’une hausse des taux est négatif. 

 5. La sensibilité du fonds

La sensibilité est un indicateur qui permet de mesurer la variation, à la hausse ou à la baisse, du prix d’ une obligation ou de la valeur liquidative d’un OPCVM obligataire, induite par une fluctuation des taux d’intérêt du marché de 1%

 6. Les Max Draw Down

Le Max Draw Down correspond à la perte maximale historique supportée par un investisseur qui aurait acheté au plus haut et revendu au plus bas, et ce pendant une durée déterminée. Il s’agit d’un outil utilisé par les Hedge Funds en vue d’évaluer les traders. Le max drawdown s’avère également être une mesure de risque essentielle dans la sélection des fonds.

  

Quelle niveau de risque peut-on prendre pour sa trésorerie ?

La volatilité du portefeuille acceptée par nos clients va dépendre du type de personne morale (société opérationnelle, holding passive, association, diocèse, ….), du type d’actionnariat (familial ou non, associatif, élargi, …), des statuts, de la perception du risque des dirigeants, …

La volatilité d’un portefeuille n’est pas mauvaise, au contraire elle est source de performance. Les plus grands gérants obligataires vous le diront, à commencer par Bruno Crastes.

 

Existe-t-il d’autres solutions pour placer sa trésorerie ?

Le Compte à Terme ou comment gagner 0.30% !

Le compte à terme est souvent proposé par le banquier. C’est une solution à la portée de tous offrant une garantie en capital et une disponibilité mensuelle. Le gros point faible de cette « solution » est son rendement catastrophique alors même que le Chef d’entreprise n’a pas forcément besoin cet argent avant 1 ou 2 ans. et le fait que le banquier gagne plus que l’investisseur dans cette opération.

Les SCPI (Société Civile de Placement Immobilier)

Grâce notamment à une fiscalité particulière les SCPI sont également une alternative pour les placements de trésorerie. En effet, elles permettent là encore d’obtenir des rendements supérieurs à un Dépôt à Terme.

Il faut tout de même vérifier que les statuts de votre entreprise ou de votre association vous autorisent à investir sur ce type de produits.

Par ailleurs, un investissement avec parcimonie dans les SCPI est nécessaire car elles ont connu un engouement phénoménal ces dernières années et le rendement se dégradent peu à peu. Beaucoup d’investisseurs se focalisent uniquement sur les revenus délivrés et oublient que la SCPI présente un risque de valorisation.

 

Conclusion

Au travers de fonds obligataires ou alternatifs, il serait dommage de ne pas rémunérer sa trésorerie d’entreprise. En effet, en fonction de sa durée de placement, la rémunération obtenue peut atteindre entre 2 et 5% par an.

Ces solutions sont généralement utilisées par des Grands Groupes via des obligations détenues en direct mais elles peuvent également être mises en place au travers de fonds spécialisés de grandes Sociétés de Gestion de la Place : Keren Finance, Carmignac, Fidelity, Schelcher Prince Gestion, …

 

Obtenir une proposition

 

[[[[]],[[]],"and"]]
1
NOM
TEL.
Previous
Next