Investissement Private Equity

 

Avec la loi IFI / PME puis l’émergence des startups de la nouvelle économie, les épargnants découvrent depuis quelques années, avec un intérêt croissant, l’investissement direct dans l’économie. Ces investissements constituent plus que jamais une véritable classe d’actifs.

Le terme private equity était encore méconnu des épargnants il y a dix ans : seuls quelques initiés à côté des institutionnels y avaient accès.

Avec la loi IFI PME qui a permis d’investir son IFI jusqu’à 90 000 € par an et l’engouement pour les entreprises du numérique, le private equity est devenu tendance. Investir dans une PME, une startup, c’est participer à l’aventure de la nouvelle économie et pouvoir partager son expérience dans les « dîners en ville ».

 

 

Private Equity, de quoi parle-t-on exactement ?

​Plus sérieusement, le private equity ou investissement dans le non-côté est un terme générique qui désigne les investissements réalisés dans le capital d’entreprises non cotées en bourse. Il concerne tout le cycle de vie de l’entreprise de la création (capital risque), à la croissance (capital développement) jusqu’à la cession (capital transmission).

Il appartient à la classe d’actifs dynamique donc risquée et se caractérise par la recherche d’un rendement élevé (supérieur à 10% par an), par une durabilité longue (de 5 à 8 ans minimum), par une plus value potentielle suite à la cession de l’entreprise ou à son introduction en bourse.

 

La rentabilité du private équity s’obtient à partir de deux composantes :
– la plus value
– l’effet de levier du crédit (LBO)

 

Des rendements attendus plus élevés quelque soient les cycles économiques

Historiquement, les taux de rendement des fonds de Private Equity les plus performants sont supérieurs aux rendements des classes d’actifs traditionnelles (actions et obligations notamment), et ce, tant en période de hausse que de baisse des marchés financiers (source : European Private Equity and Venture Capital Association).

Cette surperformance est la contrepartie d’un risque de perte en capital élevé et de l’illiquidité de ce type d’investissement.

En outre, certains fonds de Private Equity proposent un cadre fiscal avantageux* : réduction d’IFI et/ou réduction d’impôt sur le revenu à l’entrée, exonération d’impôts sur les plus-values à la sortie.

Comment investir en Private Equity ?

Jusque là, seuls les investisseurs privés très fortunés avaient accès en direct ou via des fonds de private equity institutionnels à cette classe d’actif, les mises étant rarement inférieures à un million d’euros.

Si la loi IFI PME a démocratisé le niveau d’entrée à partir de quelques milliers d’euros, cette classe d’actifs reste ouverte pour des investissements de quelques centaines de milliers d’euros selon le véhicule choisi.

 

  • Investissement direct, réservé à des investisseurs avertis et fortunés, voire professionnels, avec un risque élevé et une faible diversification.

 

  • Investissement dans un fonds de private equity, souvent spécialisé, montant élevé dont le rendement dépend beaucoup de la qualité de l’équipe de gestion, faiblement diversifié (de 20 à 50 participations).

 

  • Investissement dans un fonds de fonds, permet une vraie diversification sur plusieurs équipes de gestion, avec un grand choix de participations de différents secteurs d’activités,(centaines de participation).

 

  • Investissement dans un fonds nourricier, véhicule spécifique permettant aux particuliers d’avoir accès à des fonds institutionnels français et internationaux, avec une inaccessible en temps normal de part les montants engagés et la nature des investisseurs, grande diversité des participations et de secteurs concernés.

 

Nous vous conseillons de vous concentrer sur les deux dernières approches afin de respecter nos principes d’allocation : le meilleur rapport risque/performance et la diversification. Ce qui ne vous empêche pas de partir sur de l’investissement direct en fonction de votre goût du risque, de vos avoirs et des opportunités qui vous tentent.

Le private equity s’intègre parfaitement dans la construction d’une allocation et devient une classe d’actifs à part entière du patrimoine.

 

Quelle fiscalité pour le Private Equity ?

​Le private Equity ne doit pas être perçu comme une opération de défiscalisation même si les pouvoirs publics ont mis en place une fiscalité attractive pour inciter les épargnants à investir dans cette classe d’actifs :

– FIP/FCPI : vous pouvez déduire 18 % de l’investissement de votre impôt sur le revenu, dans la limite de 4 320 € pour un couple et par produit, soit 24 000 € d’investissement par produit. Au terme de 5 ans minimum, les plus-values des parts de FCPI, ou de FIP sont exonérées d’impôt. Seuls les prélèvements sociaux subsistent.

– FCPI : La fiscalité du FPCI est particulièrement attractive. En effet, il permet à l’investisseur personne physique de bénéficier d’une exonération d’impôt sur les revenus et plus-values à l’échéance (hors prélèvements sociaux). Pour les personnes morales, il permet de bénéficier d’un taux d’IS réduit à 15%.

– IFI/PME : Le taux de la réduction d’IFI est fixé à 50% du montant des versements et la réduction est plafonnée à 45 000 € pour l’investissement en direct et n’est que de 18.000 euros pour les FIP et FCPI.

– IR/Investissement en direct : la réduction d’impôt sur le revenu correspond à 18% de la somme engagée dans la limite de 9.000 euros par an pour un célibataire (ce qui correspond à un investissement de 50.000 euros) et de 18.000 euros pour un couple (pour un investissement de 100.000 euros).